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La femme au passeport du pays imaginaire “Torenza” : une vidéo trompeuse créée par l’intelligence artificielle

Par Sophie
La femme au passeport du pays imaginaire “Torenza”

Une vidéo virale montrant une femme arrivant à l’aéroport international John F. Kennedy (JFK) aux États-Unis avec un passeport d’un pays appelé “Torenza” fait le tour des réseaux sociaux depuis plusieurs jours. Dans la séquence, on voit la femme présenter son passeport à des agents de l’immigration, expliquant que son pays se situerait entre le Japon et les États-Unis — ce qui a provoqué la confusion des agents et l’étonnement des internautes.

La vidéo a d’abord été publiée sur TikTok avant d’être reprise sur X (anciennement Twitter). Très vite, elle a alimenté de nombreuses théories farfelues sur les voyages dans le temps, les dimensions parallèles ou encore des secrets d’État dissimulés par les autorités américaines.

Mais après vérification, il s’avère que cette scène n’a jamais eu lieu. Aucune déclaration officielle n’a été publiée par les autorités de l’aéroport JFK, ni par le service américain de la douane et de la protection des frontières. Aucun média crédible n’a rapporté un tel incident, et aucune trace d’une passagère venant de “Torenza” n’existe dans les registres.

La femme au passeport du pays imaginaire “Torenza”

Tout indique donc qu’il s’agit d’une vidéo créée par intelligence artificielle (IA), probablement dans le but de susciter le buzz et générer des revenus en ligne. Ce type de contenu trompeur devient de plus en plus courant avec les progrès rapides de l’IA, qui permettent de produire des images et des vidéos très réalistes.

Une histoire inspirée d’anciennes légendes urbaines

L’histoire de “Torenza” rappelle une vieille légende urbaine connue sous le nom de “l’homme de Taured”. Selon ce mythe datant de 1954, un voyageur aurait été arrêté dans un aéroport japonais avec un passeport d’un pays inexistant appelé “Taured”, avant de disparaître mystérieusement.

Elle fait aussi écho à une affaire réelle survenue en 1959, celle de John Zegrus, un escroc qui avait fabriqué de faux passeports de pays imaginaires, dont un nommé “Tuarid”, pour escroquer des banques.

Des vidéos de plus en plus trompeuses

Ce n’est pas la première fois qu’une fausse vidéo créée par IA devient virale. Le mois dernier, un autre clip largement diffusé montrait une prétendue dresseuse de dauphins appelée “Jessica Radcliffe” se faisant attaquer mortellement par une orque pendant un spectacle.

Là encore, aucune preuve ni trace de cette femme ou de l’incident n’a été trouvée par les autorités ni par les médias.

Ces cas rappellent l’importance de vérifier les sources avant de croire ou de partager des vidéos sur les réseaux sociaux. À l’ère de l’intelligence artificielle, la frontière entre le vrai et le faux devient de plus en plus difficile à distinguer.

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