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À 34 ans, Pr Hong Wang résout un problème vieux de 100 ans et vise le “prix Nobel” des maths

Par Sophie
Hong Wang, mathématicienne

À seulement 34 ans, la mathématicienne chinoise Hong Wang est en train de marquer l’histoire des mathématiques. Professeure à l’un des instituts les plus prestigieux au monde, Institut des hautes études scientifiques (IHES), elle vient de résoudre un problème vieux de plus de 100 ans : la fameuse conjecture de Kakeya.

Mais derrière cet exploit impressionnant se cache une réalité surprenante : même au sommet, elle doute encore d’elle-même.

Une étoile montante des mathématiques mondiales

Née en Chine en 1991, Hong Wang suit un parcours d’excellence qui l’emmène des universités chinoises jusqu’aux États-Unis et à la France. Elle passe notamment par le prestigieux MIT pour son doctorat, avant d’enseigner dans des institutions de référence comme New York University.

En 2025, elle devient professeure permanente à l’IHES, un lieu mythique où ont travaillé certains des plus grands mathématiciens du monde. Une consécration rare : l’institution a très peu de femmes à ce poste.

Son domaine ? Un champ complexe appelé analyse harmonique, qui étudie les ondes, les formes et les structures invisibles derrière les phénomènes physiques et numériques.

Un problème simple à comprendre… mais presque impossible à résoudre

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La conjecture de Kakeya, posée en 1917, peut sembler anodine.

Imaginez une aiguille posée sur une table. La question est simple :
👉 Quelle est la plus petite surface nécessaire pour la faire tourner complètement sur elle-même ?

Intuitivement, on pourrait penser qu’il faut un cercle.
Mais les mathématiciens ont découvert quelque chose de contre-intuitif : il est possible de faire tourner l’aiguille dans une surface… presque nulle !

Ce paradoxe a intrigué les chercheurs pendant plus d’un siècle.

Le coup de génie de Hong Wang

En 2025, Hong Wang, avec le mathématicien Joshua Zahl, annonce une avancée majeure :
👉 elle résout la conjecture de Kakeya en dimension 3 (dans l’espace).

Pourquoi est-ce si important ?

Parce que ce problème est lié à de nombreux domaines :

  • les ondes (comme le son ou la lumière)
  • l’imagerie médicale
  • les télécommunications
  • la cryptographie

Sa résolution ouvre la voie à de nouvelles découvertes scientifiques.

Une future médaille Fields ?

Dans le monde des mathématiques, la récompense suprême est la médaille Fields, souvent comparée au prix Nobel.

Attribuée tous les quatre ans à des chercheurs de moins de 40 ans, elle pourrait bien être décernée à Hong Wang en 2026.

Elle a déjà accumulé les distinctions prestigieuses :

  • Prix Maryam Mirzakhani (2022)
  • Prix Salem (2025)
  • Prix Sadosky (2026)

Pour beaucoup d’experts, elle fait partie des favorites.

Le paradoxe : une génie… qui doute encore

 

Ce qui rend son histoire encore plus inspirante, c’est son état d’esprit.

Malgré ses succès, Hong Wang reconnaît qu’elle doute souvent de ses capacités. Ce sentiment est fréquent chez les chercheurs, même les plus brillants.

👉 Une leçon importante pour les jeunes Sénégalais :
le doute ne signifie pas l’échec, mais souvent… le début de la progression.

Pourquoi cette histoire nous concerne au Sénégal

On pourrait penser que ces recherches sont loin de notre réalité. Pourtant, elles montrent une chose essentielle :

👉 Les mathématiques ne sont pas réservées à une élite ou à certains pays.

Avec de la passion, de la rigueur et de la persévérance, il est possible de contribuer à la science mondiale, peu importe d’où l’on vient.

Dans un pays comme le Sénégal, où de nombreux jeunes hésitent à s’orienter vers les filières scientifiques, des parcours comme celui de Hong Wang peuvent inspirer une nouvelle génération.

Une source d’inspiration pour l’Afrique

Hong Wang incarne :

  • la rigueur scientifique
  • la curiosité
  • et surtout la persévérance

Son parcours prouve qu’un problème vieux de 100 ans peut être résolu… par une jeune chercheuse de moins de 35 ans.

Et si le prochain grand mathématicien venait d’Afrique ?

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