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Coup d’État avorté au Bénin : le chef de la Garde républicaine dévoile le récit glaçant de l’attaque contre la résidence de Patrice Talon

Par Sophie
Patrice Talon et la garde républicaine

Le colonel Dieudonné Djimon Tévoédjrè, commandant de la Garde républicaine du Bénin et responsable de la sécurité du président Patrice Talon, est revenu en détail sur la tentative de coup d’État survenue dans la nuit du 7 décembre 2025. Dans un entretien accordé à RFI, il a décrit le déroulement de l’assaut, la réaction des forces loyalistes et l’attitude du chef de l’État en pleine attaque.

Selon son récit, tout commence à 2 h 10 lorsqu’il reçoit un appel du général Bertin Bada, directeur du cabinet militaire du président, affirmant être attaqué à son domicile par des hommes cagoulés. Quelques instants plus tard, c’est le général Abou Issa, chef d’état-major de l’armée de terre, qui signale être lui aussi pris pour cible. Pour le colonel Tévoédjrè, il ne fait alors plus de doute qu’il s’agit d’une menace directe contre la sûreté de l’État.

Informée de la situation, la Garde républicaine est immédiatement mise en alerte. Le colonel Tévoédjrè explique s’être rendu lui-même au sein de son unité afin d’organiser la riposte. Les assaillants, après avoir mené des opérations de kidnapping, auraient ensuite ciblé les institutions de la République, dont le chef de l’État.

Aux premières heures du matin, vers 5 h, les mutins lancent un assaut contre le domicile du président de la République. Le chef de la Garde républicaine affirme être déjà sur place pour superviser la défense du domicile et du palais présidentiel. Selon lui, la riposte rapide et déterminée des forces loyalistes a surpris les assaillants et les a mis en déroute.

Le colonel Tévoédjrè revient aussi sur la présence du président Talon durant l’attaque. Il assure que le chef de l’État, accompagné de son épouse, a suivi les combats à ses côtés malgré les risques. Il précise que le président est resté auprès des forces de sécurité dès l’aube, jusqu’à la fin des opérations dans la soirée.

Les affrontements, particulièrement intenses, auraient duré environ 45 minutes. Les deux camps ont utilisé des armes lourdes et des engins blindés. Les assaillants ont ensuite tenté d’emprunter les ruelles menant à la résidence, mais ces accès étaient déjà sécurisés par les forces loyales.

Selon le colonel Tévoédjrè, le bilan côté loyaliste fait état d’un mort et d’un blessé. Le nombre de victimes chez les assaillants n’a pas été communiqué.

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