La fille aînée de l’ancien président américain a pris la décision de ne plus utiliser officiellement son nom de famille pour ses activités artistiques. Âgée de 26 ans, Malia Obama souhaite que son travail soit jugé sur ses mérites, loin de l’ombre médiatique qui accompagne le nom « Obama ».
Dans le milieu du cinéma et de la réalisation, elle a décidé d’adopter « Malia Ann » — son deuxième prénom utilisé comme nom de scène — afin de limiter l’attention liée à sa filiation et d’être évaluée pour son seul talent.
Parmi ses réalisations déjà connues, Malia figure au palmarès d’un court-métrage intitulé The Heart, récompensé au festival de Deauville en septembre dernier. Elle a également réalisé une publicité pour la marque Nike au printemps. Ces projets s’inscrivent dans son lancement professionnel sous ce pseudonyme.
La jeune femme a expliqué vouloir éviter la visibilité excessive et le regard permanent des médias qui ont scruté son enfance et son adolescence. Cette volonté d’émancipation intervient aussi dans un contexte où le débat sur les « nepo babies » — enfants de célébrités perçus comme bénéficiant de passe-droits — anime depuis plusieurs années le milieu du cinéma et des médias.

La famille a réagi à ce choix. Michelle Obama, qui est aussi mère de Sasha, a déclaré dans un podcast relayé par ABC qu’elle comprenait la démarche de sa fille. Elle a assuré que les parents respectaient ce souhait tout en précisant : « Les gens vont quand même savoir que c’est toi, Malia. »
Michelle Obama a ajouté qu’il était important que ses filles ressentent qu’elles ont mérité leurs réussites et qu’elles ne soient pas perçues comme bénéficiant simplement d’avantages hérités. Elle a rappelé les sacrifices liés à leur enfance exposée et souligné la nécessité pour elles d’apprendre à travailler dur.
Sur le plan scolaire, Malia est diplômée de l’université de Harvard. Sa sœur Sasha, âgée de 24 ans, a quant à elle poursuivi ses études à l’USC (University of Southern California) à Los Angeles.
La décision de Malia intervient après des épisodes publics marquants de son adolescence, comme l’incident de 2016 où elle avait été surprise en train de fumer du cannabis, épisode qui avait suscité une forte couverture médiatique.
En choisissant d’utiliser « Malia Ann » pour signer ses projets, la jeune réalisatrice cherche à construire une carrière autonome, en limitant l’impact immédiat de son nom de famille sur la perception de son travail.