En marge du 80e anniversaire des Nations Unies à New York, le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accordé un entretien exclusif à la chaîne France 24. Lors de cet entretien, le chef de l’État est notamment revenu sur la question sensible de la « dette cachée » du pays.
Interrogé par le journaliste Mark Perelman, le président Faye a appelé le Fonds monétaire international (FMI) à clarifier et à accélérer sa position sur ce dossier. « Nous voulons que le FMI presse un peu le pas pour que nous sachions sur quel pied danser… », a-t-il déclaré.
Le président a également souligné que le Sénégal a déjà rempli les engagements attendus dans le cadre de l’enquête ou du processus en cours. « Tout ce que nous devons faire, nous l’avons déjà fait, non pas pour le FMI, mais pour les dirigeants que nous sommes et pour la crédibilité que nous avons vis-à-vis de notre peuple », a-t-il affirmé face à France24.
L’entretien s’inscrit dans le cadre des rencontres autour de l’Assemblée générale de l’ONU, où plusieurs chefs d’État abordent des sujets diplomatiques, économiques et mémoriels. Sur la question spécifique de la dette dite « cachée », le président a insisté sur la nécessité d’obtenir rapidement la position du FMI pour savoir quelles mesures seront prises ensuite.
Le président Faye n’a, dans cet entretien, apporté aucun détail supplémentaire sur la nature ou le montant éventuel de cette dette ; il a centré son propos sur la demande d’accélération des démarches et sur la posture du gouvernement ayant respecté, selon lui, les obligations qui lui incombaient.