Après le coup d’État qui a secoué la Guinée-Bissau en novembre dernier, les lignes commencent à bouger. Le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Niang, a révélé que les militaires actuellement aux commandes se sont engagés à céder la place à un gouvernement civil.
La Guinée-Bissau s’apprête-t-elle à retrouver le chemin de la démocratie ? C’est ce que laisse entendre Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères. Selon le chef de la diplomatie sénégalaise, les autorités militaires qui ont pris le pouvoir à Bissau ont formellement promis de le rendre.
Toutefois, aucune date précise n’a encore été fixée pour ce retrait. Pour y voir plus clair, tous les regards sont désormais tournés vers la prochaine mission de la Cédéao. Ce déplacement de l’organisation régionale devrait permettre de définir les étapes concrètes de ce retour à l’ordre constitutionnel.
Vers la mise en place d’une équipe de transition
Pour sortir de l’impasse, Cheikh Niang préconise une méthode claire : la collaboration. Il invite les militaires à travailler main dans la main avec la CEDEAO. L’objectif est de former rapidement une équipe de transition solide, capable de diriger le pays jusqu’aux prochaines échéances.
Le ministre insiste sur le fait que cette préparation doit commencer dès maintenant pour garantir une sortie de crise efficace et sans heurts.
Le Sénégal vigilant face aux risques de déstabilisation
Pour Dakar, la stabilité de son voisin bissau-guinéen est une priorité absolue. Le ministre Niang estime que le Sénégal doit tout faire pour favoriser un retour rapide à la normale. Cette inquiétude s’explique notamment par la situation sécuritaire fragile dans la zone du Sahel.
D’après le diplomate, l’instabilité pourrait se propager aux pays côtiers si rien n’est fait. C’est pourquoi il demande également à la Cédéao de revoir ses méthodes d’intervention militaire. Selon lui, l’organisation doit rendre ses actions plus prévisibles et mieux organisées pour décourager de futurs coups de force dans la région.
Pour rappel, le président Umaro Sissoco Embaló a été renversé le 26 novembre 2025 par le général Horta N’Tam. Ce coup d’État est intervenu en pleine période électorale, alors que le pays attendait les résultats du scrutin présidentiel.